C’est l’affaire de tous !

Pour ce printemps 2022 qui approche, la Ville vous invite à entrer en campagne pour la préservation de ce bien précieux qu’est notre cadre de vie. Senlis est une ville propre, à la hauteur de son rayonnement et de son patrimoine. Cependant des points restent à améliorer : mégots de cigarettes, masques, déjections canines, déchets abandonnés... Ils sont surtout le fruit de comportements individuels qui, par ignorance, négligence et parfois incivilité délibérée, occultent les efforts quotidiens de la grande majorité des Senlisiens.

Une année de création et d’intensification des actions

Pour permettre de lutter contre les incivilités environnementales, un ensemble d’actions vont être déployées tout au long de l’année à venir et se poursuivront tant qu’elles seront nécessaires.

Sensibilisation des publics 

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Mobilisation des quartiers et des acteurs de la vie économique

Changer les mauvaises pratiques

État des lieux de la gestion actuelle de la propreté à Senlis

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Propreté de la voirie : des agents sur le terrain, au quotidien

Ce sont plus de 100 kilomètres de voirie qu’il faut nettoyer en permanence, sur un territoire de 24 km2. Pour entretenir un tel espace public, les services techniques disposent de moyens humains et matériels conséquents et d’une organisation bien rodée.

Dans le centre-ville pavé

4 balayeurs à pied sillonnent en permanence les rues et ruelles du cœur historique de Senlis pour balayer les coins et recoins, vider les corbeilles publiques, désherber les trottoirs, ramasser les détritus jetés sur la voie publique et lutter contre le fléau des mégots qui s’accumulent entre les pavés et échappent à la balayeuse.

Dans les autres secteurs

Pour nettoyer de manière régulière l’ensemble des rues et trottoirs des quartiers de Senlis, la ville déploie de grands moyens mécaniques. Deux puissantes balayeuses sont à l’œuvre constamment pour laver, aspirer détritus ou feuilles mortes en saison, brosser les caniveaux. Deux équipes se chargent chacune d’un secteur bien délimité, nettoyé 1 fois par semaine, voire deux fois dans certains secteurs plus fréquentés. En plus du conducteur des machines, un agent à pied se charge de repousser les déchets des trottoirs vers les caniveaux.

La tournée des corbeilles

Une centaine de corbeilles à papier sont disposées sur le territoire communal. 2 agents sont à l’œuvre quotidiennement pour les vider et remplacer les sacs. Un petit camion électrique, très agile pour accéder à l’ensemble des espaces publics, constitue leur outil de travail principal.

Mobilier urbain, graffitis : nettoyage sous haute pression

La propreté ne concerne pas seulement les voiries et trottoirs. Il faut également nettoyer régulièrement les centaines de panneaux de signalisation, les marquages au sol, les potelets et barrières dont l’état d’entretien constitue une marque de qualité. 2 agents sont spécifiquement chargés de cette mission, à l’aide d’un nettoyeur très haute pression. Ils assurent également le nettoyage des graffitis dans les espaces publics, mais également sur demande des
particuliers lorsque les tags sont visibles de la rue.

Jours de collecte

A Senlis, les jours de collecte différent selon votre lieu de résidence (Zone A ou B). Ces différences sont justifiées par des questions d’organisation et de types de matériels utilisés, en fonction notamment de la largeur des rues. Des calendriers détaillés sont régulièrement distribués par la CCSSO et disponibles à l’accueil de la mairie. Mais vous pouvez trouver toute l’information utile sur le site de la communauté de communes Senlis sud Oise : www. CCSSO.fr

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La propreté, un bien précieux à protéger !

Très majoritairement, les Senlisiens font preuve de civisme en respectant la propreté de la ville et les consignes en matière de gestion des déchets. Ce sens civique dépasse d’ailleurs souvent le cadre municipal, pour s’aligner sur des préoccupations environnementales plus globales. Pour certains d’entre nous cependant, un important travail de prise de conscience reste à entreprendre. Dans cet article, comme dans la campagne d’affichage mise en place, prenons les choses avec recul et humour. Et si on essayait d’en finir avec le « pas vu pas pris » ! Quelques exemples d’attitudes à corriger :

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Il faut bien que jeunesse se passe, mais tout de même

Les remparts de Senlis ou la place des États-Unis par exemple, servent de lieux de rassemblement animés et parfois bruyants et lorsque les groupes se dispersent, les déchets restent. Canettes, déchets de fast-food, mégots, bouteilles et détritus de toutes sortes sont en permanence ramassés par les agents communaux.

> Pour mieux faire : les poubelles publiques ne manquent pas à Senlis. Il suffit de faire quelques mètres pour y déposer les déchets. Et si la poubelle est pleine (ou trop éloignée), le sac offert par le fast-food du coin fera l’affaire. Faire un geste pour la planète ? Commençons par ne pas jeter de déchets par terre !

Mégots et masques : une poubelle n’est jamais loin

Ces petits déchets sont un véritable fléau. On en trouve partout et contrairement aux idées reçues, les mégots ne sont pas biodégradables, y compris dans l’eau des caniveaux qui les conduit tout droit à la rivière. Difficiles à éliminer sur des surfaces lisses, ils deviennent ingérables lorsqu’ils s’immiscent entre les pavés des rues anciennes du centre historique.

> Pour mieux faire : des cendriers ont été installés à proximité des terrasses. Même après quelques verres entre copains, ils restent assez visibles. En l’absence de cendriers, on disperse la cendre du mégot entre le pouce et l’index, et on garde le reste. Quant au masque usagé, aucune excuse à le jeter au sol : dans la poche jusqu’à la corbeille la plus proche, il ne contaminera personne, c’est aussi un acte de santé publique.

Déjections canines

La différence de fonction entre la rue, le trottoir et le caniveau n’est pas perceptible pour les chiens, mais pour leurs maîtres si !

> Pour mieux faire : tirer un peu sur la laisse lorsque toutou s’accroupit. S’il s’installe au beau milieu du trottoir, c’est qu’il y a généralement un caniveau dans les parages. Idem dans les espaces verts où des enfants jouent régulièrement. Pour les propriétaires partis du domicile les mains vides, des sacs pour ramasser les déjections sont accessibles sur la plupart des lieux de promenades canines.

Propreté des trottoirs : qui est responsable ?

Tout le monde a son avis sur la question. Ce qui est vrai, c’est que les riverains sont responsables de leur portion de trottoir, pas seulement pour déneiger l’hiver, mais également pour rendre le trottoir praticable en toute sécurité lorsque les feuilles tombent où que les mauvaises herbes l’envahissent. En pratique, la commune s’occupe de les nettoyer régulièrement, mais un coup de main reste le bienvenu.

> Pour mieux faire : lorsque les feuilles tombent, ou qu’un coup de vent a éparpillé toutes sortes de déchets plus ou moins naturels, un petit coup de balai en direction du caniveau facilitera l’intervention de la balayeuse. S’il neige ou verglace, à vous d’agir ! Vous êtes potentiellement responsable des conséquences d’une chute.

Les poubelles à la bonne heure

Toujours sortis, jamais rentrés ! Les bacs à déchets qui restent sur les trottoirs constituent autant d’obstacles à la circulation des piétons. Et comme une incivilité ne vient jamais seule, elle s’accompagne souvent de l’indispensable sac-poubelle posé à même le sol et qui finira éventré.

> Pour mieux faire : une fois la poubelle déposée sur le trottoir la veille de la collecte (en soirée de préférence), puis le passage des éboueurs au petit matin, rentrer dès que possible le bac ou s’organiser avec un voisin en cas d’impossibilité. Lorsqu’il n’y pas de bacs (centre-ville ancien où les rues sont trop étroites) et que vous devez déposer un sac en dehors des heures de collecte, pensez aux Points d’Apport Volontaire (PAV) en partant travailler.

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Du bon usage des pav

Plusieurs Points d’Apport Volontaire (PAV) sont installés dans les rues de Senlis. Ils sont à l’usage de tous, et permettent de déposer des déchets (triés) en dehors des heures de collecte. Mais ils ne sont pas des déchetteries en libre-service.

> Pour mieux faire : Il n’existe pas moins de 50 PAV sur la seule commune de Senlis... Certains sont spécifiques (pour le verre par exemple), d’autres proposent des conteneurs pour tous les types de déchets prévus par le tri. Ces PAV sont vidés chaque semaine. Aucun sac ou déchet ne doit être déposé à côté du conteneur. S’il fonctionne mal ou est plein, utilisez un PAV voisin.

Dépôts sauvages

Les gros volumes de déchets comme les gravas de chantiers déposés sur les chemins environnants ne sont plus tolérables ! Certains sites prennent parfois des allures de dépotoirs que les équipes des Services techniques s’efforcent d’évacuer au plus vite, aux frais, malheureusement, des contribuables senlisiens.

> Identifier et sanctionner les auteurs. Face à cette recrudescence des déchetteries à ciel ouvert, la ville continuera de nettoyer les lieux, pour que ces dépôts n’en attirent pas d’autres, mais recherchera très fermement à sanctionner les coupables, car il existe de nombreux outils permettant de retrouver des particuliers ou entreprises qui abandonnent ces ordures dans la nature. Les policiers municipaux ou les gendarmes peuvent rechercher des indices dans les déchets, utiliser la vidéo-protection, recueillir des témoignages... Les juges ont souvent la main lourde lorsqu’il s’agit de protéger l’environnement. Jusqu’à 7 500 euros d’amende pour les professionnels qui jettent des débarras de chantier voire de mécanique dans l’environnement et 1 500 euros pour les particuliers ! À bon entendeur…

Questions à Daniel Guedras,

Daniel Guedras

Adjoint au Maire délégué aux voiries

« La malpropreté est une forme d’incivilité qu’il faut combattre en permanence et c’est aussi l’affaire de tous »

La situation de Senlis en matière de propreté et de gestion des déchets justifie-t-elle réellement cette campagne de prévention ?

Ce n’est pas un coup de communication. Lorsque le Maire et la totalité de l’équipe municipale décident de réagir de la sorte, ce n’est pas par plaisir. Depuis quelques mois, nous sommes interpellés par de nombreux Senlisiens qui constatent que la situation, qui s’était plutôt améliorée au fil des ans, tend aujourd’hui à stagner, voire à se dégrader. Nous écoutons les riverains qui sont attentifs à la qualité de leur cadre de vie, tout simplement. Ils voient ce qui se passe dans leur quartier et donnent l’alerte quand c’est nécessaire.

Qu’est-ce qui explique, selon vous, cette dégradation ou plutôt cette absence d’amélioration ?

C’est la conséquence d’une augmentation globale des actes d’incivilité que l’on constate partout en France et dans tous les domaines de la vie en société. Je pense toutefois - c’est un avis que partagent nos agents communaux de terrain – que la crise sanitaire a accéléré cette dégradation en entraînant une forme de laisser-aller, contrecoup de privations. Je pense particulièrement aux dépôts sauvages qui concernent surtout des débarras de chantier et dont les auteurs viennent parfois de loin, nous le savons. Sur ce plan, il faut mettre un coup d’arrêt. Seule la sanction financière permettra réellement de dissuader ceux qui jouent au « pas vu pas pris ».

La prévention aura-t-elle sa place dans cette opération ?

Bien évidemment. L’information et la sensibilisation ont donné de bons résultats, particulièrement dans le milieu scolaire, auprès des plus jeunes. Actuellement, il n’y a plus d’amélioration, ce qui fait craindre une dégradation de la situation. C’est le moment de rappeler à chacun que la propreté est l’affaire de tous. La prévention demeure le premier outil à employer pour agir efficacement dans ce domaine.

La ville déploie-t-elle suffisamment de moyens pour assurer la propreté des espaces publics ?

15 agents travaillent à 100 % sur cette mission essentielle, la moitié du temps hélas pour ramasser des détritus qui ne devraient pas se trouver dans l’espace public. Malheureusement, ils subissent à la fois la pression d’un combat sans fin contre la malpropreté et les critiques des habitants qui estiment qu’ils n’en font pas assez. Mais ces agents doivent avoir le soutien de tous, car ils font leur travail consciencieusement et disposent des moyens matériels adaptés. Faire plus ? Je réponds que la prévention reste indispensable et qu’il est impossible financièrement de mettre un agent de propreté ou un policier municipal dans chaque rue pour traiter les incivilités.